Témoignages : Papa, le rôle d’une vie

Souvent relégué au second plan au profit de Supermamans des temps modernes, le PAPA joue pourtant un ROLE PRIMORDIAL au sein de la famille. Petits portraits de pères qui ont bien voulu jouer le jeu du témoignage SANS LANGUE DE BOIS… Par Nanny Vanille

Le futur papa

« J’ai toujours voulu un enfant sans réellement savoir ce que cela voulait dire d’être père. Quand ma compagne m’a annoncé qu’elle était enceinte, j’étais aux anges, mais je n’avais pas réellement conscience que dans son ventre, une vie grandissait. Tout au long de la grossesse, j’ai pu observer qu’elle nouait un lien très fort avec notre futur fils. Elle lui parlait, le caressait, lui chantait des chansons… J’ai bien essayé d’en faire autant, mais je trouvais ça franchement ridicule de parler à un ventre. Et un jour, j’ai senti un petit coup pied réagir au son de ma voix. Ça m’a fait un tel choc ! J’avoue même que j’ai ressenti une petite fierté en me disant que j’avais fait un futur footballeur.

J’ai vraiment eu cette sensation d’être père, lorsque mon fils a poussé son premier cri. Et là, quelque chose d’indescriptible m’envahissait, entre une joie immense et une peur viscérale. Tout se chamboulait dans ma tête. J’étais père mais j’avais peur de ne pas être un bon papa. Et puis mes premiers jours de paternité m’ont rassuré… Je prenais mes repères, apprenais des gestes que je ne connaissais pas et aujourd’hui, je suis fier de dire que je pense être un bon papa… »

Sébastien, papa d’un petit Lorenzo de 3 ans.

Le papa débordé

« Plus on a d’enfants, plus on est heureux m’avait-on dit. Du bonheur avec quatre enfants, ça, on n’en manque pas ! Mais du boulot non plus et les journées sont souvent interminables. Quand vous voyez des reportages à la télévision sur des familles nombreuses, ce n’est pas caricaturé. C’est vraiment la course, du matin au soir, pour driver tout ce petit monde. Idem pour faire le ménage, le linge, les courses, les repas : s’il n’y a pas un minimum d’organisation, c’est la catastrophe assurée.

Je reconnais qu’au début je n’étais pas très impliqué dans la vie de famille, faute de temps. Puis à force de retrouver ma femme complètement lessivée chaque soir à mon retour, j’ai compris qu’il y avait urgence, qu’elle pouvait craquer à tout moment. J’ai allégé comme j’ai pu mon emploi-du-temps pour me rendre plus disponible et l’aider aux tâches du quotidien, on a décidé de faire un planning de corvées pour que chacun mette un peu la main à la pâte et je pense qu’on a réussi à atteindre un certain équilibre, le tout étant d’y mettre du sien pour que ça fonctionne. Et même si parfois je rêverai d’une semaine de vacances avec ma femme sur une île déserte, je n’échangerai ma vie de famille pour rien au monde.

Marco, papa de Maëva (4 ans), Appoline (6 ans), Nicolas (9 ans) et Corentin (11 ans).

Le papa / maman

« Ma femme et moi sommes en instance de divorce. Si c’est une situation compliquée à gérer quand on a deux jeunes enfants, nous avons su rester en très bons termes et trouver un terrain d’entente pour les perturber le moins possible. Nous habitons à cinq minutes l’un de l’autre, les petits sont toujours dans la même école et nous avons pris le parti d’une semaine chez l’un, une semaine chez l’autre. Pour Hugo et Lola, ça a plutôt l’air de rouler. Ils ont leurs deux chambres, des repères et surtout plein d’amour.

C’est justement là que les choses pour moi ont changées. Avant, j’étais juste un papa. Aujourd’hui, je suis un papa mais aussi une maman à mi-temps. Je m’occupe de leur faire à manger, de leur laver leurs vêtements, de les aider dans leurs devoirs, de les baigner, de leur lire une histoire le soir pour les endormir… Ce que je faisais déjà avant, mais beaucoup moins souvent pour être honnête. Bizzarement, même si le rythme a été dur à trouvé au début, j’ai une relation plus fusionnelle maintenant avec mes enfants. Bien sûr, j’aurais préféré que ma famille soit toujours unie, mais je prends le bon côté des choses… »

Eric, papa d’Hugo (7 ans) et de Lola (9 ans).

Le papa poule

« On dit de moi que je suis un vrai papa poule. Un cliché en fait (rires). Ma fille, c’est comme la prunelle de mes yeux. Je ne la lâche pas d’une miette. Pour moi, c’est comme si j’étais investi d’une mission, celle de protéger Inès coûte que coûte. J’ai toujours peur qu’elle se cogne, qu’elle tombe malade, qu’elle avale de travers… Ma femme me dit que je l’infantilise, que du coup, elle devient peureuse de tout et n’ose plus faire ses propres expériences. Je sais que je peux parfois être excessif mais c’est plus fort que moi.

Quand elle a commencé à marcher, je lui ai acheté un tout petit casque et des genouillères. C’est vrai que ça la rendait gauche mais j’avais tellement peur qu’elle se blesse en tombant par terre ou sur un meuble ! Quand elle a eu 6 ans et qu’elle m’a demandé de faire du hip-hop, j’ai passé des heures sur Internet pour voir si c’était dangereux. Pourtant, elle grandit. Je vois bien qu’elle commence à vouloir voler de ses propres ailes. C’est dans ces moments de spleen que je me dis qu’on devrait piquer aux Américains l’idée de la majorité à 21 ans… »

Jamel, papa d’une petite Inès de 9 ans.  

Le papa cool

« Un enfant c’est fait pour faire des bêtises. Et de ce côté là je suis gâté. Bon ok, je ne vais pas jusqu’à les encourager, je ne suis pas maso, mais c’est vrai que je préfère adopter la cool’attitude plutôt que la répression. On est sur la même longueur d’ondes avec ma compagne de ce côté-là.

Dans la famille, on est plus du genre à rigoler de tout… de la boîte de bonbons retrouvé sous le lit ou des lampes de poche cachées sous l’oreiller…

En fait, je crois que tout est une question de confiance. Nos enfants ont bien compris qu’on était plutôt cool. Bien sûr, nous leur donnons des limites à ne pas franchir, mais toujours dans la discussion, sans répression. On préfère leur expliquer une fois les choses de façon posée plutôt que de leur hurler dessus pour tout et n’importe quoi. Du coup, à la maison, c’est plutôt zen et on se marre bien ! »

Zacchary, papa de Salomé et Yanis (7 ans).

Petit papa baston

« Avec ma femme, nous n’avons pu avoir qu’un seul enfant. C’est notre petit miracle à nous. Notre fils a aujourd’hui huit ans et je le regarde toujours comme si c’était la première fois, avec la même émotion. Nous avons un lien très fort tous les trois, comme fusionnel, on se complète. Maman, c’est la reine des câlins et la grande soigneuse de bobos. Un bisou magique et c’est reparti ! Mais moi, c’est une autre histoire. Déjà tout petit, à peine savait-il aligner trois mots, qu’il courait vers moi en me disant « Baga, baga, papa ». Dans son langage, il voulait boxer.

Maxence est un vrai petit mec. Il adore le foot, les jeux de bagarre, charmer les filles et ça, depuis tout petit. C’est un vrai cascadeur qui n’a peur de rien. Avec lui, on fait les 400 coups, on repousse nos limites, on partage notre passion du sport et surtout de la moto. Ce qui ne fait pas forcément plaisir à sa maman mais bon… On ne peut pas aller contre un papa et son mini-moi !

Anthony, papa de Maxence (8 ans).

Le père fouettard… et c’est lui qui le dit !

« Militaire depuis que j’ai l’âge de 15 ans, j’ai toujours observé une certaine rigueur de vie, tant d’un point de vue professionnel que personnel. Mes proches me disent en plaisantant… ou pas, que je suis un peu rigide. Face à mes trois enfants, je pense surtout devoir donner le bon exemple. Leur apprendre les règles à suivre, les codes à respecter. J’aime que tout soit en ordre et carré. Ma femme se moque parfois de moi quand je demande aux enfants d’aller ranger leur chambre sur un ton un peu trop autoritaire. Elle me dit que je leur parle comme à mes soldats. Elle en plaisante bien sûr, parce qu’elle sait que ce n’est pas méchant. Je suis, d’après mes enfants, un papa très doux, très câlin, à l’écoute. Un père un peu fouettard parfois, mais j’estime faire ce qui est bon pour eux… »

Thierry, papa d’Émilie (13 ans), Bastien (11 ans) et Gaëtan (8 ans).

Le papa absent malgré lui

« J’ai un travail qui m’amène à souvent m’absenter de chez moi. Cette séparation avec ma femme et mes enfants est une torture, à chaque fois, et même si le temps passe, on ne s’y habitue pas. Au début, quand ils étaient tout-petits, j’avais peur qu’ils m’oublient, qu’ils pensent qu’ils n’avaient pas de papa. J’abusais du téléphone et de la webcam pour les entendre et pour les voir, comme pour les avoir tout près de moi à chaque instant. Maintenant, ils ont grandis et comprennent mieux les choses. Ma femme est formidable, gère à la perfection quand je suis absent et les enfants ont compris qu’il ne fallait pas la faire tourner en bourrique. Et si chaque départ est vraiment difficile, les retrouvailles n’en sont que plus belles… »

Saïdi, papa de Kenza (6 ans) et Timothée (5 ans).

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